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Acheter seul à Paris est-ce encore possible ?

La hausse continue des prix de l’immobilier peut laisser à penser qu’un achat en solitaire d’un logement est impossible. En fait, bien sûr c’est compliqué à Paris, mais tout à fait réalisable. Voici comment et pourquoi.

A Paris, le prix du mètre carré moyen dépasse déjà les 10 000 euros dans onze arrondissements sur vingt, selon les notaires du Grand Paris. D’ailleurs, le prix moyen pour l’ensemble de la capitale a atteint les 10 000 euros au mois d’août dernier. Durant l’automne, le 14e arrondissement devrait rejoindre ce club, à fin juin le m² était à 9 930 euros. Au total, en un an, la valeur moyenne des biens anciens parisiens a progressé de +6,3 % entre le second trimestre 2018 et le premier second trimestre 2019. Une hausse qui devrait se poursuivre pour la capitale française. Les notaires anticipent une hausse annuelle des prix de +7,8 % en octobre 2019.

Des acheteurs seuls plus sensibles aux variations de prix

Ces chiffres laissent redouter qu’il soit préférable de réaliser un achat immobilier à deux plutôt que seul, et que les célibataires aient de plus en plus de mal à acquérir un bien. C’est le cas indiquent les notaires. Les dossiers peuvent être plus longs à constituer, notamment pour fournir toutes garanties en terme de revenus, et à contrôler. Plus les prix montent, plus les critères à respecter pour être financé peuvent rendre la démarche ardue. Dans les faits, l’achat seul conserve, et va conserver une place dans les transactions réalisées, mais elle tend à se réduire à mesure que les prix augmentent.

En 2017 (dernière statistique disponible), quatre biens vendus sur dix à Paris, l’ont été par une personne physique seule, notent les experts immobiliers assermentés. Un comportement que l’on retrouve autant chez les hommes (71 %) que chez les femmes (62 %). A ceci près que ces dernières achètent plus souvent à la suite d’un divorce (21 %) ou un veuvage (5 %) et à un âge plus avancé : 40 ans contre 36 ans pour les hommes. A travers cette étude des notaires, on constate que acheter seul ne concerne donc pas que les jeunes, voire même pas du tout, comme on peut l’imaginer, mais tous les âges.

Une assise financière plus solide

L’étude explique que les acheteurs seuls disposent d’une position financière qui se révèle plus stable. De même, ils ont pu constituer un apport sur plusieurs années. D’ailleurs, ce sont plutôt des cadres (33 % chez les hommes) ou des professions intermédiaires (38 % chez les femmes). En 2018, 85 % des acheteurs à Paris étaient issus des classes socio-professionnelles les plus aisées (CSP+/++), 5 % pour les ouvriers ou employés. En grande couronne, 37 % des achats sont réalisées par un CSP+/++ et 28 % par un employé ou ouvrier. Ce qui n’empêche pas au bien acquis d’être raisonnable tant en prix qu’en surface : majoritairement un appartement de deux pièces maximum pour un budget médian avoisinant les 320 000 euros à Paris. Il est de 188 000 à 200 000 euros ailleurs en Île-de-France.

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